Feu vert pour le code rouge dans l'enseignement provincial

    Feu vert pour le code rouge dans l'enseignement provincial

    Depuis le 16 novembre, les écoles secondaire ont en basculé en « Code rouge » et ce jusqu’au 18 décembre. Ce qui implique un nouveau protocole sanitaire et une mise en place de nouvelles mesures afin de lutter efficacement contre la propagation du corona virus.

    Après deux semaines de congé d'automne, les élèves ont donc repris le chemin de l’école. Le premier degré reprend totalement en présentiel tandis que les autres degrés reprennent sur le mode de l'hybridation : une partie des cours présentiel et l'autre à distance.

    Jérôme Caudron, Directeur de l'Ecole du Futu de Mons : « Les directives du comité de concertation ont demandé pas mal de réorganisation au niveau des horaires, de la mise en place des locaux et du respect des règles. La reprise après le premier confinement nous a aidés, il suffisait d’adapter mais tout cela reste très lourd. Nous sommes tous conscients de l’engagement à tenir pour arriver aux meilleurs résultats possibles en matière de lutte contre ce virus » .

    Du côté salle des profs, l’ambiance est bonne, la joie de se retrouver est omniprésente. Aurélie Cantamessa, enseignante en anglais à l’EDF Mons : « Nous nous adaptons. je donne cours en présentiel et les élèves peuvent également suivre les cours à distance vu que nous travaillons par demi groupe. Je dois dire que c’est prenant mais c’est une réel plaisir que de pouvoir enseigner. Les élèves sont motivés, c’est motivant. chacun y met du sien et ça marche ».

    Direction l’IPES Tournai où règne un esprit constructif au-delà de l’odeur du gel hydro-alcoolique. Isabelle Mercier, Directrice adjointe : « Nous sommes très heureux de revoir toutes les sections. La coiffure notamment où nous nous sommes adaptés en travaillant exclusivement sur des têtes postiches, afin d'éviter tout contact physique. Ca revit et ça nous réjouit, côté prof ça tient la route. Les souffrants reviennent petit à petit et l’enthousiasme des élèves du premier degré nous booste ». L’application du nouveau protocole a demandé pas mal d’aménagements mais l’expérience passée a permis de gagner du temps sur le côté organisationnel. L’établissement étant vaste, les espaces pour la distanciation sociale trouvent leur place.

    Cette période est clairement energivore pour les acteurs de l’enseignement mais force est de constater que la résilience et la solidarité s’installent. Chacun a pu s’adapter en fonction des spécificités de son école et des matières enseignées. C’est avec un grand sourire que Sandrine Chardome, Directrice de La Samaritaine à Charleroi, nous partage son expérience : « Les élèves sont apaisés, rassurés. En ce qui nous concerne, tous les degrés sont présents en alternance. Ce qui permet au plus grand nombre de ne pas décrocher. D’autre part, le confort est présent car les cours de gym ne pouvant être dispensés, la salle de sport s’est transformée en préau. Chaque élève respecte son groupe classe et c’est positif ».

    Hainaut Enseignement veille avec attention au bon déroulement des opérations et fait le maximum pour que chacune de ses institutions dispose du matériel nécessaire. Chaque école est bien équipée pour ne pas déroger aux règles sanitaires.

    En ce qui concerne les cours pratiques, ils sont généralement donnés en présentiel mais répartis par petit groupe. C’est le cas à l’Athénée provincial de La Louvière où, là aussi, le pourcentage d’élèves et d’enseignants présents est très élevé. « Les cours théoriques sont donnés à distance pour la plupart. Nous travaillons aussi par demi groupe en cas de présentiel. Chacun se sent concerné par la crise que nous traversons. L’ambiance dans les ateliers est bonne. Il n’est pas toujours évident de travailler avec un masque mais les élèves s’adaptent. Le fait de garder le contact aide forcément le partage des apprentissages. Les enseignants se réinventent pour être performants aussi à distance via les technologies. Les groupe Teams sont nombreux et couvrent pas mal de secteurs. Je porte moi aussi un regard positif sur cette rentrée malgré la couleur rouge », confie Robert Boon, Directeur de l’Institution.

    Rentrée positive donc même si les activités extra-muros sont par ailleurs suspendues.