L’assemblée des jeunes : un projet porteur d’espoir

    L’assemblée des jeunes : un projet porteur d’espoir

    L’assemblée des jeunes : un projet porteur d’espoir

    En 2019, la Province de Hainaut se lançait dans une aventure humaine exceptionnelle en mettant en place un exercice de démocratie participative avec les jeunes de 23 établissements d’enseignement provinciaux. Un budget de 100.000€ par an et la volonté de passer de l’intention à l’action représentent deux moteurs essentiels de ce projet qui, trois ans plus tard, continue son petit bonhomme de chemin en s’intégrant dans l’année européenne de la jeunesse.

    L’objectif est simple : mettre en lumière l’importance de la jeunesse européenne pour construire un avenir meilleur, plus écologique, plus inclusif et plus numérique ! Ces sujets ont d’ailleurs été mis sur la table lors d’une précédente rencontre. La compagnie de théâtre du Copion a poussé les élèves à réfléchir sur les notions de préjugé et d’identité. De manière anonyme, ils ont pu poser des mots sur ces concepts. Ils ont expliqué leur vécu, leurs colères, ce qui les touche.

    Ce 20 octobre, tout le monde est à nouveau réuni, dans les locaux d’Hainaut Développement, pour continuer le travail. Des comédiens de la compagnie sont présents afin de restituer les réflexions des jeunes et de construire une base à cette nouvelle journée d’échanges. Les scènes qui s’enchainent devant nous posent questions ! Elles abordent les problèmes liés au racisme, au sexisme, au harcèlement, à l’homophobie, aux discriminations … Elles dépeignent le mal-être causé par les préjugés, le manque d’empathie et cette incapacité à communiquer et à bien vivre ensemble. Le décor est planté ! Les ennemis sont identifiés. Nous pourrons maintenant les combattre tous ensemble avec pour interrogation centrale : « Finalement, c’est quoi être normal ? ».

    Wivine Hynderick est membre de l’ONG Echos Communication, un des organismes impliqués dans l’organisation de cette journée. Elle nous raconte le cheminement de ce projet et le travail mené au quotidien : « Nous proposons un fil rouge. Nous créons des espaces d’expression avec les jeunes pour aborder les questions citoyennes. Le but est de leur donner de l’espoir, d’ouvrir de nouvelles portes. Certains vivent des situations de discrimination et ça leur fait du bien d’échanger sur le sujet et de se trouver des objectifs communs ».

    Place aux ateliers ! On y cherche des techniques pour délier les langues. On se présente en quelques mots, on lance de la musique pour se sentir plus à l’aise, détendus. Chacun trouve le calme à sa manière et les échanges commencent.

    Les débats vont bon train ! Tous s’accordent sur la nécessité d’assumer ses propres choix, même s’ils sont en décalage avec ceux de l’entourage. Ils dévient sur les discrimination et le harcèlement et cherchent des moyens de lutter contre ces maux. Ils incriminent les médias et l’image qu’ils véhiculent et imposent dans une société où la diversité devrait être une richesse. Le travail porte visiblement ses fruits et la restitution de la fin de journée est très attendue.

    A tour de rôle, les élèves montent sur le podium pour nous livrer leurs conclusions. Certains ont choisi d’illustrer leur ressenti par le théâtre, d’autres de représenter les discriminations à partir de la position de leur corps, devenu statue pour l’occasion. Les tableaux s’enchainent jusqu’au bouquet final qui voit les professeurs monter sur scène. Ils ont joué le jeu et nous présentent, dans une cacophonie préparée et réjouissante, leur bilan au terme de cette journée riche en dialogues et rencontres diverses.

    Alors que l’expérience s’achève, nous croisons Anthony Cantineaux, le chef d’orchestre de ce projet d’envergure. Il nous donne d’ores et déjà rendez-vous pour la prochaine étape qui verra la construction d’un dossier à remettre aux autorités provinciales sur la base des idées émises tout au long de la journée. Faire entendre les préoccupations des jeunes auprès des politiques est un objectif essentiel ! « L’espoir fait vivre, l’espoir est jeune, vive la jeunesse ! », s’exclame-t-il.

    Rendez-vous est pris en janvier prochain, au Domaine de La Louve, pour prolonger l’aventure. Nous y serons !