Octobre rose: Les esthéticiennes sociales d'Houdeng apportent du «baume» au coeur dans l’unité oncologie

    Octobre rose: Les esthéticiennes sociales d'Houdeng apportent du «baume» au coeur dans l’unité oncologie

    Dans l'unité d'oncologie, en milieu hospitalier, à La Louvière, les étudiant.e.s «esthétique sociale» des Cours Ménagers et Professionnels d’Houdeng apportent lors de leurs stages, du peps et du «baume» au coeur aux personnes touchées par la maladie.

    «Travailler l’image de soi, participe de la guérison. Nos étudiantes sont formées pour accompagner les patientes dans cette étape de leur vie», explique Coralie Termolle, professeur d’esthétique depuis 5 ans. «Elles vont pratiquer des manœuvres adaptées, elles connaissent les points de pression qui soulagent, elles vont, selon les pathologies, travailler par effleurage et au lieu de pétrir la peau, elles savent camoufler des cicatrices, elles utilisent des crèmes sans danger qui hydratent, des produits qui protègent les ongles cassants. Elles vont apprendre aux femmes à se maquiller malgré la maladie, à connaître les façons de poser un foulard ou une perruque, à rester féminine en choisissant des tons et des matières, les aider à connaître les produits que l’on peut employer et ceux qu’il vaut mieux éviter ».

    «Ma maman a été touchée par le cancer. Elle est coiffeuse de métier, elle a perdu tous ses cheveux. Elle s’est battue pendant deux ans. Je sais qu’on se sent moins seule quand on est bien accompagnée. Le côté social du métier me plait. Je sais qu'il est important de pouvoir participer à remonter le moral des patientes», témoigne une étudiante. «La principale qualité pour embrasser cette carrière, c’est l’empathie. Il faut du caractère pour travailler avec des personnes fragilisées qui affrontent la maladie», note Coralie Termolle

    Un solide bagage psychologique

    «Utiliser les soins esthétiques pour favoriser le mieux-être physique et relationnel de personnes fragilisées (agression dues à la maladie, à l’âge, aux accidents et aux thérapies traumatiques…), pour les aider à construire ou à retrouver leur image corporelle, leur identité personnelle et leur estime de soi, c’est notre objectif. Nos étudiantes apprennent aussi à travailler sur leurs propres craintes, à maîtriser leurs peurs, à déployer de l’énergie positive. Leur formation leur permet d’exercer dans d’autres secteurs que le milieu médical, par exemple dans des foyers d’accueil, des centres accueillant des personnes en situation d’handicap, auprès de femmes incarcérées.», note Caroline Salvatori, la directrice de Format 21.

    La formation d’esthéticienne sociale est une spécialisation. Elle se déroule sur une année et est organisée à raison de 2 à 3 soirs/ semaine (de 17h à 20h30), ainsi que le lundi après-midi jusqu'en janvier.Les conditions d'accès sont le certificat d'esthétique. Outre les cours techniques, il y a un gros module de psychologie appliquée et de déontologie, ainsi qu’un travail de fin d’année, une épreuve intégrée portant sur une étude de cas, avec des conclusions présentées oralement devant un jury. L’école est équipée d’un salon d’esthétique professionnel, avec des tables de massage, du matériel d’épilation, des produits de soin et de maquillage de qualité.

    Le titre obtenu est un certificat d’ »Esthéticien social », correspondant au certificat d’Esthéticien/esthéticienne social/e délivré par l’enseignement secondaire supérieur de plein exercice.

    Conditions d’admission : certificat de qualification d’esthéticien.ne. Horaire : en soirée.

     

     

    Infos :CMP Chaussée Houtart 316

    7110 Houdeng-Goegnies

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    064/212240