Depuis un an, l’Institut d’Enseignement Secondaire Paramédical Provincial mène des actions de sensibilisation au handicap destinées à ses élèves. Dans ce cadre, une journée d’information sur les troubles neurodéveloppementaux – communément appelés « troubles DYS » – a été organisée sous forme d’ateliers interactifs pour les élèves de 5e, 6e et 7e années. L’objectif : sensibiliser, briser les préjugés et démystifier ces troubles nécessitant des besoins spécifiques d’apprentissage.
Alice Leroy, professeure de sciences sociales, a initié cette dynamique pour les élèves destinés aux métiers du secteur social (assistants sociaux, éducateurs, puéricultrices). « Le but est vraiment d’informer, de sensibiliser et d’expliquer ce que sont ces troubles DYS, tout en imaginant avec eux les aménagements raisonnables possibles », précise-t-elle.
Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large, en collaboration avec l’AVIQ (Agence pour une Vie de Qualité - Wallonie). Récemment, les associations Passe Muraille et ALTEO sont intervenues pour sensibiliser à l’inclusion des personnes en situation de handicap à travers des mises en situation et des témoignages des personnes porteuses d'un handicap. « Quand on parle de handicap, ce sont toujours les mêmes préjugés qui reviennent », observe Alice Leroy, convaincue qu’il faut changer le regard.
Expertise du Pôle territorial
Pour cette sensibilisation, l’école s’appuie sur le Pôle territorial de Mons-Borinage, rattaché au Centre provincial d’enseignement spécialisé. Laura Chiry, psychopédagogue et orthopédagogue, anime les ateliers : « On présente les troubles DYS à travers des mises en situation pratiques. Les élèves se mettent dans la peau d’un enfant confronté à ces difficultés, avant un débriefing sur leurs ressentis et des pistes d’accompagnement. »
Ces acquis viseront leur formation et leurs futurs métiers (puériculture, éducation etc), où ils seront souvent les premiers à repérer et relayer ces besoins.
Retours enthousiastes des élèves et enseignants
Trois ateliers ont immergé une soixantaine d’élèves dans cet univers de bienveillance et de compréhension. Oriana, élève en 5e année de puériculture, est ravie : « Ça s’est super bien passé. J’ai trouvé très intéressant de découvrir ces troubles du quotidien qu’on ne connaît pas forcément. Ça me servira pour mon futur métier d’infirmière pédiatrique. »
Thalia partage cet engouement : « Je ne m’imaginais pas que ces troubles causaient autant de difficultés. Pour un enfant dyslexique, ça doit être très fatigant. Cette journée bien organisée m’aidera dans mon métier à venir. »
Yasmine Mestiri, professeure d’éducation économique et sociale, participe pour la première fois : « Les résultats portent vraiment leurs fruits. L’atelier permet d’informer les élèves sur les réactions à adopter en présence d’un enfant concerné. Je suis tout à fait contente du retour très positif des élèves. Cela leur servira toujours pour la suite. »
Vers un enseignement plus inclusif
« Notre monde n’est pas adapté aux personnes en situation de handicap, et notre rôle est aussi de le faire évoluer », conclut Alice Leroy. Cette initiative provinciale, portée par des experts de terrain, renforce la vision de l’inclusion à l’IESPP et prépare les élèves à une société plus solidaire.
Info : Alice Leroy :


