Mieux comprendre les flux migratoires à l'EDF

    La problématique des flux migratoires est plus que jamais d'actualité. Dans le cadre du projet "École Du Futur pour la démocratie" et en collaboration avec la cellule "Amnesty" de l’établissement, un congrès sur la thématique des migrants s'est tenu au sein de l'école. L'objectif était de sensibiliser la centaine d'élèves de 5e et 6e années à cette problématique en la rendant concrète et humaine grâce à l'intervention de personnes qui s'y confrontent quotidiennement sur le terrain.

     

     

    Congrès Migrants EDF

     


    "Pour moi, les réfugiés qui sont arrivés jusqu'à nous sont des surhommes, des surfemmes, mieux que des champions du monde. Ils ont tout bravé. A la seule force de leur coeur et de leur mental", témoignait Olivia Régnier, bénévole du Collectif des réfugiés de Lille.

    Si un réfugié est une personne qui quitte son pays à cause de la guerre ou des persécutions, un migrant économique quitte son pays afin de bénéficier de meilleures conditions de vie dans un autre. Voici une des nombreuses notions clarifiées auprès des jeunes lors de la conférence.

     

    Une thématique sensible autour de laquelle se sont reetrouvés profs et élèves de l'Ecole du Futur de Mons, entourrés de spécialistes, dont :

    > Beniamio Scorceletti : Officier de la marine italienne ayant participé à l’opération « Mare Nostrum » (secours en mer)

    > Aysar Alyers : jeune réfugié syrien

    > Marie-Paule Giunta : Membre du groupe de soutien aux sans-papiers de Mons

    > Olivie Regnia : Bénévole du collectif des réfugiés de Lille

     

    "Pour moi, c'est très important d'être ici", précise Olivia, la Bénévole. "Les jeunes citoyens doivent connaître la situation des réfugiés pour leur donner l'envie, aussi, d'apporter leur aide, leur soutien, leur amité à des jeunes qui, au final, leur ressemblent".

    Nabil Lyazali, enseignant à l'EDF, est à l'origine du projet dans l'école. "C'était primordial de pouvoir traiter cette question au sein de l'école. Son rôle est avant tout de conscientiser et sensibiliser les jeunes à ces questions-là. La problématique des réfugiés, c'est avant tout une question citoyenne, de société et d'humanité; avant d'être une question politique".

    Parmi les intervenants, les organisateurs ont pu compter sur la participation de Gaël MANZI, cofondateur et coordinateur général d’UTOPIA 56, une association créée en janvier 2016 en Bretagne pour encadrer le bénévolat qui se déployait alors sur la "jungle" de Calais. Bénévole réputé, venant en aide aux migrants au niveau national en France, il est régulièrement l'invité des plateaux TV. "Mon message aux jeunes est le suivant : le futur ne va pas se construire sans eux, on a besoin d'eux. Par ailleurs, je leur rappelle qu'on a tous un devoir citoyen d'accueil dans les pays européens. Si on est solidaire, avec des valeurs de partage, ce n'est pas compliqué d'accueillir les migrants. Ce n'est pas une invasion, comme l'expliquent parfois certains médias".

    Et de rappeler que, pour Olivia Régnier, son expérience en tant que bénévole dans la jungle de Calais a été, pour elle, "la meilleure université du monde". "J'ai appris sur moi-même, j'ai découvert de quoi j'étais capable. J'ai surtout appris de quoi l'être humain est capable".

    Gaël Manzi se montre rassurant quant à l'implication citoyenne des jeunes sur le terrain : "80% des gens qui s'engagent sont des jeunes de 20 à 25 ans. On compte peu de trentenaires, encore moins de quadras. Donc oui, ce sont les jeunes qui sont en train de prôner le vrai accueil et qui font réellement en sorte que les gens dans le besoin vivent dans de meilleures conditions".